TWELVE YEARS A SLAVE - STEVE McQUEEN

Twelve Yearrs a Slave - - Réalisation: STEVE McQUEEN
Et Chivetel EJIOFOR, Michael FASSBENDER, Paul DANO, Lupita NYONG'O, Brad PITT.

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Le Cinéma, . . . . . des coulées d'images pour recréer des histoires, des rêves, des épisodes des réalités humaines familières. Trop souvent décevant! Pour le réalisateur Steve McQUEEN , c'est un récit bouleversant de la Grande Histoire des Etats d'Amérique, peut-être la sienne d'homme de couleur noire, et, très sûrement, celle de Solomon NORTHUP, père de famille tranquille d'origine afro-américaine, vivant avec sa femme et ses deux enfants à Saratoga Springs ( Etat de New York), éconduit avec malice en 1853 par des escrocs du spectacle, enchaîné dans une geôle urbaine de Washington pour être revendu à bon prix comme esclave à des propriétaires des plantations de l'Etat de Lousiane. Nous rentrons dans cette période mouvementée de l'Histoire des Etats Unis d'Amérique à l'approche des guerres de Sécession .( 1861 -1865 )

Une page douloureuse des événements historiques qui ont entaché pour longtemps les Etats d'Amérique; Une page qu'on classe trop rapidement dans les livres spécialisés aux mains des professeurs; Une page que l'Amérique, l'Europe ont une envie folle d'oublier. Mais le cinéma a sa Puissance quand il utilise toutes les possibilités de son Art. Alors l'image, les images, comme de belles architectures, transcendent la mémoire, s'affirment avec force et deviennent insupportables. Le visage de Platt ( Chivetel Ejiofor) creusé par la souffrance apparaît un long moment sur l'écran . . . . pour toute une éternité. Son corps pendu à un arbre se déchire au soleil avec lenteur, le bout de ses orteils à quelques millimètres au-dessus d'une terre patouilleuse qu'il tasse infiniment pour une impossible délivrance avant l'étouffement et le sauvetage inespéré , subitement étalé près de ces visages haineux, empreints d'une bestialité féroce.
- Monsieur Epps, ce que vous faites est un péché.
- Ce nègre est mon Bien ! Je peux en faire ce que je veux. Dieu me pardonnera !

venezuela_900x510.jpg Un cinéma qui parle, qui instruit, qui lève le voile du passé et qui bouscule le présent pour rappeler au monde la férocité insoupçonnée de l'être humain, abandonné à la folie des marchés, aveuglé par les pouvoirs d'argent. L'Histoire moderne égrène encore et toujours ces atrocités infâmes à bannir des sociétés, ces esclavages qualifiés de moderne, ces enfants soldats en Afrique et ailleurs, ces jeunes enrôlés dans des camps d'endoctrinement en Orient, ces peuples prisonniers des truands de la drogue en Amérique du Sud, les populations Roms en Europe sous le joug de seigneurs clandestins, et même, ces joueurs de foot revendus par des agents peu scrupuleux.
Twelve Years a Slave, un film puissant qui nous parle au Présent.

G;K. - Strasbourg le 6 mars 2014

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