BIBLIOTHEQUE.-LIVRES.

Fil des billets

dimanche 20 octobre 2013

LE MONDE COMME IL ME PARLE - KERSAUSON

Livre - Le Monde comme il me parle - Olivier de Kersauson



Bibliotheque_iPhoto.jpg
En mer, je retrouve ma langue naturelle :
LE SILENCE












Trimaran .jpg

On se glisse subrepticement sur son trimaran gigantesque, toutes voiles dehors, en mer vers les Açores ou le Détroit de Magellan, Tuamotu, vers le bout des mondes inconnus. Non pas pour un voyage touristique pour l'observation des merveilleux dauphins, des superbes baleines ou des poissons phosphorescents dans les eaux d'azur. Le capitaine est là, il veille à l'étrave de son bateau, à l'étrave de sa vie, toutes voiles au raz des flots. C'est une visite d'accueil longuement préparée après des mois passés sur tous les océans. Et c'est un honneur, une grande satisfaction d'être accueilli par Olivier de Kersauson qui se dénude avec pudeur dans son carnet de bord, mais aussi sans complaisances avec sa rage d'exister.

En mer, je retrouve ma langue naturelle: le SILENCE. Pourtant mille questions remontent dans le creux des vagues, mille interrogations. Mille curiosités envahissent un intrus bien dérangeant. Mais le commandant a la nostalgie de l'homme seul. Ce n'est qu'un MONSTRE au crâne reptilien qui ne cherche qu'à s'évader, à ramper sur les vagues du monde tel un nomade exaltè par la découverte toujours ailleurs vers son ESSENTIEL.' Alors, s'il-vous-plaît, pas de commentaires d'experts snobinards, pas de gesticulions inutiles. Voile multicoque .jpg Rien que le respect silencieux pour un navigateur hors-normes sans cesse à la conquête de son capital temps, à fouiller le monde de tous les côtés comme un nomade clandestin. Rien , pour nous, que la force du courage,l'intelligence lucide pour s'agripper sans faiblesses à la houle montante, démesurée qui emporte avec elle les cris d'un homme passionné car, dit-il, Il ne s'agit pas d'avoir, il s'agit d'être. Et précipitamment la tempête se déchaîne, des vagues successives s'écrasent sur l'être avec une force impitoyable et vous vous retrouvez minuscule bouchon sur l'immensité des eaux dans un monde qui parle, qui hurle.
On est toujours en danger avec des cons. - - Le confort, c'est la vulgarité. - - Les bourgeois, eux, ne s'intéressent qu'à l'argent. - - Penser comme un contemporain par effet de mode, c'est une insulte générale à l'intelligence de l'espèce. - - Se glorifier de son savoir c'est ridicule.

C'est l'ouragan, la tornade, les tornades qui vous jettent vers l'essentiel, sur la plage de votre conscience, de votre IGNORANCE, en face d'un contemporain attendri écoutant la musique qui appartient au décor, qui vous regarde affectueusement et poursuit
JE N'AI PAS D'ILLUSIONS SUR CE QUE NOUS SOMMES.
Olivier de Kersauson,, tout à coup, reprend le large, s'éloigne pour écouter encore parler le monde, à rechercher pour les autres ses heures de lumière.

G. Kautzmann - Strasbourg le 20/10/013
Questions soulevées par le navigateur à revoir prochainement: L'ECOLE - LE SAVOIR - L'ARCHITECTURE

lundi 11 mars 2013

ALAMUT

Vladimir BARTOL # ALAMUT.- La jeunesse d'Ibn Tahir et le terrorisme.

Lire la suite...

dimanche 25 novembre 2012

LE SERMON SUR LA CHUTE DE ROME - FERRARI

LE SERMON SUR LA CHUTE DE ROME - Jérôme FERRARI

Ferrari .jpg Une voiture se gara devant la porte. Pierre Emmanuel en sortit. Il était seul. Il passa près de Virgile Ordioni, lui ébouriffa les cheveux.
Dehors il y eut des coups sourds, un hurlement strident. Mathieu et Libero, le pistolet dans la main, sortirent du bar.
- Arrête! Arrête Virgile!
Et Virgile mit des coups de ses gros points serrés dans les jambes de Pierre Emmanuel. Il ouvrit un couteau.
- Virgile! Je t'en supplie! Je t'en supplie!
Trop tard! Libero avait tiré et étouffa un sanglot. Matthieu les regardait, immobile, sous la lune.


Toute la fragilité humaine! Tout le frémissement sauvage des passions charnelles, émotionnelles enfouies ou dénudées au bord d'une mer dérisoire d'une humanité qui se nourrit de combats, de souffrances que ne pouvait menacer dans leurs certitudes l'ordre d'un monde parfait imaginé par Matthieu et Libero, jeunes étudiants en philosophie qui s'accrochaient à leur projet dans la montagne corse à la recherche d'un bien-être incommensurable, - un paradis perdu avec une éternité de quiétude, de beauté sous un grand ciel étoilé. - Tout un rêve brutalement détruit par une fatalité insaisissable.

Insaisissable ? Inéluctable? Inévitable? Sans doute inévitable car ils étaient tous destinés à être Cézanne .jpg- des vaincus, des êtres inadaptés et bientôt incompréhensibles, les survivants d'une apocalypse sournoise qui avait décimé leurs semblables et mis à bas les temples des divinités qu'ils adoraient dont la lumière s'était jadis répandue sur le monde. -
Des vaincus, des êtres inadaptés, des FOUS dira le philosophe de Voltaire en face d'un Syrian médusé qui frémit soudain en entendant ces paroles:
" Nous avons plus de matière qu'il ne nous en faut pour faire beaucoup de mal si le mal vient de la matière et trop d'esprit si le mal vient de l'esprit. "


Mais Jérôme FERRARI ne choisit pas Voltaire pour illustrer sa thèse. En toute conscience, vraiment en toute conscience, il choisit les rivages lumineux de la Méditerranée, le voyage philosophique dans le temps, certain que son choix ne rencontrera qu'une curiosité empreinte de suspicion de la part - de journalistes incultes et ravis, car le journalisme et le commerce tiennent maintenant lieu de pensée.- Il accompagne Massinissa , un nom évoquant le combattant de la Numidie antique, jeune archéologue algérien des temps modernes et Aurélie, soeur de Matthieu, étudiante en archéologie, en route vers les ruines d'Hippone pour une idylle incertaine et la réhabilitation de l'être.

La Corse .jpg Et l'écrivain retrouve le souffle d' Augustin d'Hippone ( Saint Augustin) , - une monnaie qui n'a plus cours - pour beaucoup de contemporains, une pensée immuable sur les pas d'un Messie divin, enrichi par l'esprit de Platon du IVe siècle de la Grèce antique. Une folie, sans doute, mais une folie rassurante, révolutionnaire pour un loubard romain de la modernité qui, au IVe siècle de notre ère, prône la foi en
- l'Homme qui surpasse en excellence toutes les créatures de la terre et de tout le reste -
mais qui, dira-t-il, n'est qu'une
- copie éloignée du modèle et qui a même besoin d'être réformée pour lui ressembler en quelque sorte. -
Cet Homme d'une cité nouvelle qui nécessite des retouches sérieuses, car, trop souvent, bâclé, d'une fabrication trop grossière.

G. Kautzmann - Strasbourg le 14/11/012

mercredi 10 octobre 2012

Herr Joann Wolfgang GOETHE.

Herr Goethe.

Lire la suite...

lundi 10 septembre 2012

Joann Wolfgang Goethe.

Avenue de la Liberté.

Lire la suite...

mercredi 12 octobre 2011

Tuer le Père.

TUER LE PERE : Amélie Nothomb. Les Etats-Unis pour un voyage inédit.

Lire la suite...

dimanche 27 mars 2011

Indignez-Vous!

DOCUMENT - Indignez-Vous! Déclaration de Stéphane Hessel.

Lire la suite...

vendredi 28 mai 2010

A Fleur de Peau.

Du coup, il m'arrive de passer des journées entières chez moi, sans sortir, comme si j'éprouvais le besoin de me protéger du monde extérieur. Je me demande parfois dans quel monde on vit. Disons que j'ai plus confiance en l'Humanité qu'en l'être humain. Emmanuel PETIT

Lire la suite...

mardi 20 avril 2010

Zoli.

ZOLI ou La Souffrance d'une Liberté de Colum McCann.

Lire la suite...

dimanche 20 décembre 2009

Le maître ignorant.

Jacques RANCIERE # Le Maître Ignorant.

Lire la suite...

- page 2 de 3 -